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Un projet de loi contre les écrans
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Consultez notre résumé du projet de loi visant à interdire toute forme de publicité numérique dans l’espace publique et découvrez notre position à ce sujet.

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Un projet de loi contre la publicité numérique et lumineuse

En février dernier, la députée écologiste Delphine Batho a présenté une proposition de loi visant à interdire toute forme de publicité numérique et lumineuse dans l’espace publique.

Ce projet de loi risque de restreindre drastiquement la liberté de faire de la publicité et, bien que nous sommes conscients de l’importance des problématiques liées à la transition écologique et à l’évolution des modes de consommation, la radicalité de ces interdictions nous inquiète.

Un projet de loi trop radical

L’extrait de la proposition de loi suivant résume bien l’ensemble de la problématique avancée par Delphine Batho :

« Les écrans publicitaires numériques sont de plus en plus présents dans l’espace public et dans notre espace visuel. Leur déploiement constitue une nouvelle étape de l’invasion publicitaire, qui s’ajoute aux publicités lumineuses dont les installations dans l’espace public se sont multipliées ces dernières années. Ce développement de la publicité numérique et lumineuse n’est pas compatible avec les impératifs liés à l’urgence écologique, à la protection de la santé publique et à la qualité des paysages urbains. »

Comme nous l’avons exprimé plus haut, Charvet Digital Média est conscient des différents enjeux mentionnés par la députée mais nous défendons qu’une interdiction complète de « toute forme de publicité numérique dans l’espace publique » est une mesure disproportionnée.

Les dossiers qui doivent être soumis à la ville afin de valider l’installation d’écrans numériques, combinés à la mise en place de nouvelles normes visant à réduire la consommation énergétique et la pollution visuelle, devraient permettre une régulation suffisante.

« Avant d’interdire », favoriser la régulation

La régulation, oui ! L’interdiction, non. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #avantdinterdire a pris beaucoup d’ampleur et les différents syndicats s’unissent afin de faire comprendre qu’il existe de nombreuses alternatives avant de faire passer une loi qui risque de mettre en péril de nombreuses entreprises.

Par exemple, la proposition de loi mentionne notamment le fait « qu’il n’existe aucune disposition législative qui permette de réglementer la publicité numérique installée dans les vitrines des magasins et visible depuis l’espace public. » Évidemment, il est important que des lois passent afin de permettre un contrôle et une régulation de ces écrans placés à l’intérieur des vitrines des magasins s’ils sont visibles depuis l’espace public. Cela dit, une interdiction totale n’est absolument pas nécessaire afin d’éviter l’ensemble des problèmes mentionnés par la députée : « avant d’interdire », régulons !

La croissance du nombre d’écrans numériques : quelles conséquences ?

La députée nous présente d’abord les chiffres de la très forte croissance du nombre d’écrans numériques dans l’espace public de différentes grandes villes françaises avant de mentionner les conséquences liées à cette croissance.

D’après elle, « la présence croissante dans l’espace public de ces écrans de publicités numériques et lumineux doit impérativement être remise en cause » pour différentes raisons que nous reprendrons une à une.

L’argument écologique et les écrans basse consommation

Pour des raisons écologiques et énergétiques : « les écrans publicitaires numériques sont la source d’un gaspillage énergétique évitable ». En effet, les écrans géants publicitaires peuvent être une source de consommation énergétique importante ! Cela dit, les nouvelles technologies que nous avons à disposition aujourd’hui nous permettent de réduire celle-ci drastiquement.

Les chiffres présentés par la députée lorsqu’elle avance que « un panneau numérique de deux mètres carrés consomme 7 000 kilowattheures (kWh) par an, ce qui équivaut à la consommation annuelle d’un foyer avec un enfant » ne sont plus tout à fait en phase avec la réalité actuelle du marché.

Chez Charvet Digital Media nous sommes conscients de la problématique écologique et tentons d’y apporter les meilleures solutions. Aujourd’hui, nos écrans LED permettent une consommation annuelle bien en-dessous des 7000 kWh affichés dans ce projet de loi. En réalité, les projets menés par nos équipes consomment plutôt entre 2500 et 3300 kWh par an.

Contre la pollution visuelle ? Éteindre les écrans aux bons moments

Le deuxième argument de la députée est celui de la pollution visuelle et des conséquences de celle-ci, elle dit que : « les publicités numériques et les publicités éclairées sont également à l’origine d’une importante pollution lumineuse. La lumière artificielle qu’elles produisent perturbe l’alternance du jour et de la nuit dans les écosystèmes. »

La pollution visuelle est un problème auquel on peut facilement apporter des solutions. Tout d’abord, nous tenons à rappeler que lorsque nous vendons un panneau au secteur commercial, Charvet Digital Media a pour obligation de soumettre un dossier à la ville. Cette vérification effectuée par la ville doit permettre de garantir que l’emplacement et les conditions de mise en place de l’écran ne causerons pas une pollution visuelle trop importante.

Aussi, les écrans numériques n’ont pas besoin d’être allumés constamment et une part importante de la pollution visuelle qui pose réellement problème peut être évitée grâce à la mise en place d’horaires réfléchis à l’avance. Les technologies nouvelles et le développement d’écrans connectés rendent ce type de dispositif extrêmement facile à mettre en place.

Le projet de loi n’a pas encore été voté et une partie du gouvernement estime déjà que cette interdiction totale ne respecterait pas « les principes de la liberté d’expression, de la liberté du commerce et de l’industrie et du bon exercice de l’activité des opérateurs économiques du secteur de la publicité extérieure ».

Nous restons dans l’attente de la décision de l’Assemblée Nationale en espérant que l’interdiction totale n’aura pas lieu, à suivre !